Énergie renouvelable

Les retards de l'éolien offshore belge entraînent une hausse des factures d'électricité

Windmolen

Une nouvelle analyse de la coalition PATHS2050 montre l'impact du déploiement de l'éolien offshore en Belgique avec un retard d'au moins cinq ans. Le manque d'éoliennes offshore devrait être largement comblé par des centrales électriques au gaz, ce qui augmentera les émissions de CO₂ du secteur de l'électricité d'environ 2 millions de tonnes (Mt) d'ici 2030. En raison des coûts plus élevés du CO₂ répercutés sur les utilisateurs finaux, les ménages et les entreprises sont confrontés à une augmentation temporaire de leurs factures d'électricité de 4 à 7 %.

La coalition PATHS2050, au sein de laquelle VITO/EnergyVille s'est associée à neuf partenaires industriels et énergétiques de premier plan, a réalisé cette analyse afin d'identifier l'impact des retards actuels de l'éolien offshore sur l'ensemble du système. L'édition 2025 de PATHS2050 a déjà montré que le déploiement de l'éolien offshore belge dès que possible, le scénario ROTORS, est une priorité évidente. Les investissements précoces dans le secteur de l'électricité réduisent les factures d'électricité et les émissions à court terme.

Principales conclusions pour 2030 avec un délai de cinq ans

Si la zone Princess Elisabeth (PEZ) n'est pleinement opérationnelle qu'en 2035, la capacité éolienne offshore belge en 2030 restera au niveau actuel d'environ 2,3 GW. En outre, le retard implique également les éléments suivants

- Environ 12 TWh de production éolienne offshore en moins en 2030. À titre de comparaison, cela correspond à 15 % de la demande totale d'électricité en 2025.

- Le déficit est principalement comblé par les centrales électriques au gaz, environ 6 TWh en 2030, plus des importations d'électricité supplémentaires et une production photovoltaïque supplémentaire, chacune d'environ 2,5 à 3 TWh.

- Les émissions de CO₂ du secteur de l'électricité augmentent d'environ 2 millions de tonnes (Mt) en 2030, et d'environ 12 millions de tonnes (Mt) sur la période 2026-2035.

- Étant donné que l'augmentation de la production d'énergie fossile entraîne une augmentation des coûts liés au CO₂, à un prix du CO₂ supposé de 185 euros par tonne, et que ces coûts sont répercutés sur la facture, les factures d'électricité augmentent temporairement de 4 à 7 % vers 2030 par rapport au scénario ROTORS avec un déploiement plus rapide de l'énergie éolienne. Cela représente une augmentation de plus de 20 % par rapport aux niveaux de 2025, soit environ 400 millions d'euros supplémentaires en 2030.

- La Belgique devra probablement payer d'autres pays de l'UE disposant d'un surplus d'énergie renouvelable pour combler le retard dans la réalisation de l'objectif de 2030 en matière d'énergie renouvelable, pour un coût estimé à 100 millions d'euros par an.

Un délai plus long prolonge la pression sur les factures

Si la zone Princess Elisabeth n'est pleinement opérationnelle qu'en 2040, l'analyse montre une augmentation similaire des factures d'électricité vers 2030. De plus, l'impact persiste jusqu'en 2035, prolongeant ainsi la pression sur les ménages et les entreprises.

Même si la zone Princess Elisabeth est entièrement opérationnelle d'ici 2035, les projets éoliens offshore supranationaux retardés en mer du Nord restent une incertitude supplémentaire. Les prévisions actuelles indiquent que la capacité supranationale en mer sera faible, voire inexistante, d'ici à 2035. Aux niveaux de prix du CO₂ supposés et sans connexion à un réseau offshore en mer du Nord, la Belgique devient plus dépendante des importations d'électricité et des centrales électriques au gaz, ce qui augmente structurellement les factures d'électricité de 30 % ou plus par rapport aux niveaux actuels.

L'analyse PATHS2050 suggère que les retards de l'éolien offshore modifient le mix électrique au début des années 2030 vers plus de production fossile et plus d'importations, avec des implications directes pour les émissions, les objectifs en matière d'énergie renouvelable et les factures d'électricité. Des mesures claires et coordonnées concernant les délais de livraison et les infrastructures critiques sont essentielles pour maintenir la Belgique sur la voie d'une transition rentable et résiliente, tout en garantissant un approvisionnement suffisant en électricité renouvelable.

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